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3 из 1 557 2 из 1 557On suit et on écoute ce qu'on veut entendre ; il n'a jamais été question de vérité
Comme le soulignait Jordan Maxwell, nous sommes naturellement enclins à ne valider que les informations qui confortent nos croyances préexistantes. Ce biais cognitif instaure une fracture profonde entre ceux qui acceptent l'inconfort de la remise en question pour tendre vers la vérité et ceux qui s'enferment dans leurs certitudes. À l'ère des algorithmes de recommandation, ce phénomène s'intensifie, transformant nos convictions en véritables bulles d'isolement. Cette polarisation systémique crée une impasse intellectuelle où le dialogue devient impossible. Dès lors, tant que nous resterons prisonniers de nos propres miroirs, aucune mutation fondamentale de notre conscience collective ne pourra s'opérer. Le changement exige d'abord l'acceptation d'une réalité qui nous contredit.
Jim
ещё
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1 5 ноя, 15:51
Mais soutenir que les démocrates « n'ont rien » revient à confondre l'absence de pouvoir exécutif avec l'absence de pouvoir législatif.
En droit constitutionnel, ce sont deux choses radicalement différentes.
Jim
ещё
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1 5 ноя, 01:03
ÉLECTIONS AMÉRICAINES : NON, LE CONGRÈS N'EST PAS UNE SIMPLE CHAMBRE D'ENREGISTREMENT !
À ceux qui affirment que « les élections ne servent à rien » ou que « les démocrates n'ont aucun pouvoir », il convient de rappeler quelques principes fondamentaux du droit constitutionnel américain.
1. La Constitution américaine repose sur la séparation des pouvoirs.
L'article I de la Constitution confie le pouvoir législatif fédéral au Congrès, composé de la Chambre des représentants et du Sénat.
Le président des États-Unis ne détient donc pas, à lui seul, le pouvoir de faire les lois. Il exerce le pouvoir exécutif en vertu de l'article II, dans les limites constitutionnelles et légales.
2. Une majorité parlementaire possède de véritables prérogatives juridiques.
La Chambre des représentants participe à l'adoption des lois, vote les crédits budgétaires et dispose du pouvoir exclusif de mise en accusation (impeachment).
Le Sénat participe au pouvoir législatif, confirme de nombreuses nominations présidentielles, notamment celles des juges fédéraux, et juge les procédures de destitution.
Ces compétences ne sont pas symboliques : elles découlent directement de la Constitution.
3. Le président ne peut pas gouverner en dehors de tout contrôle.
Le Congrès dispose de moyens de contrôle de l'exécutif, notamment par ses commissions d'enquête, ses auditions et ses prérogatives budgétaires.
La Cour suprême a également rappelé que le pouvoir présidentiel n'est pas illimité, notamment dans l'arrêt *Youngstown Sheet & Tube Co. v. Sawyer, 343 U.S. 579 (1952).
4. Une victoire électorale ne donne pas tous les pouvoirs, mais elle modifie leur répartition.
Une majorité à la Chambre ne signifie pas que l'on contrôle automatiquement le Sénat. Une majorité au Sénat ne permet pas non plus de destituer un président à volonté : une condamnation exige les deux tiers des sénateurs présents.
De même, le président conserve son droit de veto, que le Congrès ne peut surmonter qu'à la majorité des deux tiers dans chaque chambre.
5. Les élections produisent donc des effets juridiques réels.
Elles déterminent qui peut faire adopter ou bloquer des textes, contrôler les dépenses publiques, conduire des enquêtes parlementaires et, au Sénat, accepter ou refuser certaines nominations présidentielles.
Dire que les élections « ne servent à rien » revient à ignorer les mécanismes constitutionnels de contrôle et d'équilibre des pouvoirs, appelés checks and balances.
Conclusion
Il ne faut pas confondre l'absence de pouvoir absolu avec l'absence de pouvoir tout court.
La Constitution américaine n'organise pas la toute-puissance d'un parti, mais une répartition des compétences entre institutions.
On peut critiquer les partis, leurs programmes ou leur bilan politique. C'est parfaitement légitime. Mais prétendre qu'une majorité parlementaire ne possède aucune compétence juridique est une affirmation contraire au fonctionnement constitutionnel des États-Unis.
Le débat politique relève de l'opinion. Les compétences du Congrès relèvent du droit constitutionnel.
Fondements : Constitution des États-Unis, articles I et II ; Youngstown Sheet & Tube Co. v. Sawyer (1952) ; INS v. Chadha, 462 U.S. 919 (1983).
Et les résultats des midterms 2026 en apportent une démonstration concrète.
Selon les résultats rapportés le 4 novembre par Reuters et Associated Press, les démocrates ont remporté la majorité à la Chambre des représentants et au Sénat.
À compter de l'installation du nouveau Congrès, le 3 janvier 2027, ils disposeront donc de pouvoirs institutionnels déterminants : présidence des commissions parlementaires, contrôle de l'ordre du jour législatif, capacité de bloquer de nouvelles lois et pouvoir de confirmation des nominations au Sénat.
Cela ne signifie pas que Donald Trump perd la présidence, ni que les démocrates peuvent imposer toutes leurs décisions. Le veto présidentiel, les règles du Sénat et les exigences constitutionnelles demeurent applicables.
ещё
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1 1 5 ноя, 01:03
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