C'est là qu'intervient l'ultime hypothèse mais aussi celle qui fait apparaître le 1er vers comme hors contexte ou problématique :
Les vers 2 & 3 font allusion au même peuple en se confirmant l'un l'autre.
"Du Ciel" signifierait les flèches tirées par les redoutables archers mongols. Les pluies de flèches étaient qualifiées de presque surnaturelle.
Cela donne le sens : l'ancien empereur mongol "d'effrayeur" fera revivre l'alliance avec le roi de la dynastie Yuan (sino-mongol) pour la guerre.
Pour le premier on pense à celui de la bataille de Mohi (1241) suite à laquelle les mongols ont massacré 20 à 30 % de la population hongroise. Et pour le second on pense à celui qui tenait la dynastie Yuan en 1305 - 1311 avant le déclin.
En 1295, la nouvelle de la conversion à l'islam de Ghazan Khan arrive en Flandre et partout en Europe. Cette nouvelle irrite et déçoit la majorité des catholiques, voyant s'éloigner l'option d'utiliser les mongols pour coloniser les pays musulmans ou contrôler Jérusalem.
L'auteur, toujours dépité par la bassesse politique et spirituelle de son époque, voudrait prendre à contre-pied les préjugés sur les mongols et affirmer le droit d'être hérétique ou marginal.
Il a peut être aussi en tête que le concile de Vienne (qualifié de diabolique dans un autre quatrain) où le pape (avec sa bulle Vox in excelso) a finalement imposé la dissolution des Templiers (pour "raison d'État"), est le même concile ayant déclaré que l’appel à la prière des musulmans (al-adhan) constitue une "offense au nom divin" et un "opprobre pour la foi chrétienne".
En effet, depuis le 3e siècle et même avant, pour les calculs, les astronomes considèrent juillet comme le 7e mois et le 29 juillet 1999 du calendrier julien est la date qui correspond à l'éclipse du 11 août 1999 dans le calendrier grégorien (inexistant à l'époque).
Selon Rudy Cambier, il y a une table astronomique de la main d'Yvain l'abbé de Cambron (donc d'avant 1329) conservée à Bruxelles. Sur le net, on lit qu'un érudit astronome du nom de Gilles de Lessines (ou Aegidius de Lessinia) mort en 1304 a vécu près de là où était l'abbé.
La seconde hypothèse de lecture se concentre surtout sur le message voulu par les vers 2 & 3 :
L'auteur "fantasme" sur une guerre totale où quelqu'un de chez eux n'hésitera pas à s'allier avec les mongols puisque Angolmois (pour la rime) = Mongolais.
Cela peut aussi être une création néologique d'époque en anagramme pour l'empire chino-mongol (dont l'apogée était vers 1290) : d'Angolmois = Simongolad.
Ou bien alors un terme pour un chef gaulois actif pendant un mois car "d'Angolmois" signifierait : "dans Gaule mois."
Tout cela reste flou car "Dan" et "Dam" signifiait à l'époque "Maître" et c'est un mot que l'auteur a utilisé caché dans l'anagramme d'un autre quatrain. Le sens peut donc être "le grand roy maître (DAM/N) golois". Ou encore : d'Angolmois = d'Islamon GO.
Là où je veux en venir c'est que ces deux rois (celui "d'effrayeur" & celui "d'Angolmois") seraient deux hommes qui viendraient afin de se venger du pape, du concile de Vienne (1312), ou bien du royaume de France.
L'auteur du 14e aurait voulu insister sur l'obscurité et le mystère de son époque, se situant dans un entre temps (avant / après, allusion à une éclipse) : après la dissolution brutale des Templiers, et avant la résurgence espérée avec un chef et une guerre juste ("Mars" symbole de la guerre) apportant le bonheur.
Cela pourrait être le rêve d'un nouvel ordre mondial monarchique (auquel la France devra se soumettre), à l'image de la pensée de Dante.
Le premier vers se remplace par le mot eclispe (ténèbres) ou eclipsis (abandon en latin).
La date sonne comme un outil de terreur. Il faut traduire par Juignet (ou Juil) 1999. Le "999" est bien sûr un "666" inversé qui donne un style bestiale.
La 2e ligne : "Du ciel viendra..."
"Du ciel" est trouvable 16 fois dans les quatrains, mais on se concentre sur celui devant nous.
Hypothèse d'interprétation :
Du CI (cent-un) EL
Sans un (pour CI = cent-un) duel viendra un grand roi terrifiant
Autre hypothèse : CIEL = LEIC = Legion (de) Ieso Christi = Templiers nommés "Légion de Jésus-Christ".
À l'époque, les templiers étaient nommés "Milice" ou "Pauvres compagnons d'armes" et non pas (d'après les sources) "Légion" ou "Legio", mais il est remarquable que dans les Centuries (1ère édition), le terme "legion" est trouvable dans deux quatrains, tandis que "militia" ou "milice" n'est pas trouvable.
Autre :
Ciel = Lice (du francique listia = bord, barrière, palissade ou espace clos par extension). Dans cette hypothèse d'explication, l'Antéchrist peut "entrer en lice" (comme si le monde est un champ de bataille ou un tournois sous le ciel) ou bien "être en lice" et il viendra pour gouverner le monde par le mensonge. En tout cas, il est déjà sur terre dans un lieu limité et il ne descendra pas du ciel.
Revenons sur l'association "Angolmois" = Mongolais = Mongols (ou Mongols laids).
Les mongols étaient nommés tartares et le mot n'est pas dans les Centuries sauf pour le nom de leur vaste terre : "la grand Tartarie".
Cependant, à partir de Lyon en 1248, le livre de Jean de Plan Carpin, franciscain italien envoyé par le pape chez les mongols, circule en latin jusqu'en Flandre ; livre titré Ystoria Mongalorum quos nos Tartaros appellamus, autrement dit « Histoire des Mongols que nous appelons Tartares ».
Centurie X-72 :
> _L'an mil neuf cens nonante neuf sept mois,_
> _Du ciel viendra un grand Roy d'effrayeur :_
> _Resusciter le grand Roy d'Angolmois,_
> _Avant apres Mars regner par bon heur._
La premier niveau, ou la première hypothèse de lecture est la plus attractive, car plus pure poétiquement et plus énigmatique dans son ensemble.
Démonstration :
On imagine l'auteur aidé par un astronome ou lui-même très doué en calcul astronomique.
Il lit les dates des grandes éclipses à venir jusqu'à tomber sur la dernière du millénaire en réalisant avec surprise qu'elle a lieu exactement 900 ans après la prise de Jérusalem par Godefroy de Bouillon en juillet 1099 !
Il se dit : voilà un support parfait pour composer une petite énigme piégée !
Ainsi, le lecteur focalisé sur l'aspect historique ou historiographique de l'époque se dit il y a "neuf cens" en trop qui semble être un jeu de mot pour "sang neuf" ou "sang nouveau" ainsi que "d'effrayeur" qui fait penser à "defroy" dans "Godefroy" (alors que d'origine le prénom signifie "paix de Dieu") !
L'an 1999, 7e mois
« Du ciel viendra un grand Roy d'effrayeur »
Du ciel viendra un astre mystérieux causant la frayeur !
L'éclipse solaire est un signe divin qui sème l'effroi, la stupeur et la frayeur surtout chez les non-initiés à l'astronomie.
Le caractère hermétique s'amplifie au vers suivant :
« Resusciter le grand Roy d'Angolmois »
Seul Dieu peut faire revivre un mort, on est donc là dans de la symbolique pure, non dans l'éloge à un guerrier.
Un astre fera donc disparaître le soleil pour lui redonner vie, c'est la réapparition solaire.
Est-il bien question du soleil ?!
3 syllabes : An (ou dan), gol et mois.
La syllabe du milieu fait penser au mot Gaule ou au "goul" de "Angoulême".
Le mot Mars dans le vers suivant indique qu'il faut encore regarder le ciel.
Disons que "gol" indique que le fait à découvrir est visible depuis la Gaule.
En retranchant cette syllabe, le "grand Roy d'Angolmois" devient le "grand Roy d'An mois".
L'an et le mois marquent la temporalité, le soleil est ainsi "le grand roi" des ans et des mois ! Il gouverne le calendrier. Ceci dit, il est astronomiquement incorrect de préférer le soleil à la lune pour se baser sur le calcul des mois et des années.
« Avant apres Mars regner par bon-heur »
Durant l'éclipse totale de soleil, les planètes redeviennent visibles dans le ciel comme si c'était la nuit !
Ainsi "bon heur" ne doit pas se lire "bonheur" mais "bonne heure", c'est-à-dire que en dehors du jour de cette éclipse, le règne de Mars à la bonne heure est la nuit. L'agencement harmonique du monde céleste vient avant et après l'éclipse.
Le choix de Mars dans le vers est bien sûr pour densifier l'énigme.
Dans la "mythologie grecque", Mars est le dieu de la guerre.
Dans sa "Comedia", l'italien Dante (1321) fait de Mars le cinquième ciel planétaire où sejournent des guerriers, dont Godefroy de Bouillon célèbre pour son attaque du 15/7/1099. Il met en avant la couleur rouge et c'est aussi celle qui est la plus mit en avant dans les Centuries.
Idem avec le chiffre 9 ; comme avec cette date de 1999, ce chiffre est très redondant dans l'œuvre de Dante et dans les Centuries. Historiquement, on pense aux chevaliers fondateurs de l'Ordre du Temple qui étaient 9.
L'astronomie est le fil conducteur de la "Comedia" avec cinq allusions au phénomène de l'éclipse et plus de cent passages explicites mobilisant des connaissances astronomiques. Notons au passage que Dante comprenait le vieux français et savait le lire.
Ici s'achève ce niveau de lecture qui est donc limpide, entièrement poétique et contemplatif.
Remarque :
Vers 1310-1330, un astronome formé et compétent pouvait très bien calculer la date de l'éclipse d'août 1999, et je pense que c'est ce qu'il s'est passé avec précision.
Si on devait résumer le nostradamisme en un mot, c'est bien le mot "massacre". Massacre religieux, scientifique, méthodologique, linguistique et historique qui dure depuis 1555.
Le dernier exemple que j'ai trouvé, c'est Pierre de Boisdeffere qui se trompe sur la date d'édition des Centuries, il dit (en 1981) :
"Deuxième point : que faut-il penser de Nostradamus et de ses prophéties ? Je rappelle : elles datent de l'an 1455. A cette époque, on n'avait pas encore découvert l'Amérique, on n'avait pas entendu parler du Japon, à peine de l'Afrique noire. Le tiers monde n'existait pas encore, New York n'était même pas
un nom." Fin de citation
Pourquoi donc une telle erreur de date ? Lapsus révélateur ?!
Ce n'est pas si compliqué à comprendre. Il a rapidement lu les quatrains et s'est aperçu que cela parle des anglais en Aquitaine, des musulmans en Espagne, et de conflits anciens qui ne sont plus d'actualité en 1555, à l'époque de Nostradamus. Et donc il a pu s'apercevoir que l'auteur ne parle pas en clair de l'Amérique ou de C. Colomb, ni même de l'Afrique en entier (connu comme continent contournable que vers 1488), ni même de l'histoire de Jeanne d'Arc, ni même de l'imprimerie ou des ottomans !
De là, il y a une confusion ou dissonance dans la critique, d'autant plus que l'auteur des quatrains semble bien un expert en géopolitique alors que Nostradamus était un pharmacien.
Du fait que les quatrains n'ont pas été publié au même moment et que certains sont sortis après la mort de Nostradamus, il est opportun d'évoquer des possibilités quand aux insertions de quatrains insensés dans l'œuvre. Par exemple, un complice, ou au contraire un adversaire de Nostradamus, aurait pû simuler une hypergraphie dyslexique, c'est-à-dire une écriture folle pour obscurcir le livre et discréditer la piste d'un trésor enfoui qui est pourtant concrète.
En bref, le faux-prophète Nostradamus n'est pas l'auteur de la majorité des quatrains qu'il s'est attribué. On est face à un magicien du plagiat, un marchand d'ignorance et un manipulateur méticuleux.
Les papistes disent :
Splendide ! La visite du pape Léon forme un M pour "Marie" en joignant les lieux : Vatican - Paris / Paris - Lourdes / Lourdes - Metz / Metz - Vatican !
Ils ont de l'oeil mais passent à côté de bcp de choses !
Les traits du "M" sur la carte se croisent près d'un village nommé "La Croisée", précisément à Marigny-le-Cahouët (21), dans l'arrondissement de Montbard. Ce qui fait deux "M" !
En 1103, Montbard est la ville de naissance d'André de Montbard (mort à Jérusalem le 17/1/1156), un des neuf premiers chevaliers (fondateurs) de l'Ordre du Temple, et le cinquième maître de l'ordre entre 1153 et 1156.
Sa soeur, Alèthe de Montbard, n'est autre que la mère de Bernard de Clairvaux, le parrain de l'Ordre et l'éditeur de ses règles, sans qui l'Ordre ne serait pas devenu ce qu'il est. Il innova le concept de « moines-soldats », de « nouvelle chevalerie » & novae militiae.
On verra ïn châ Allah la répétition du mot "barbare" dans les Centuries, car bar signifie sommet ou mont, Montbar (le "d" est un ajout tardif jugé "corrompu") est donc un nom pléonastique : « Mont-Mont », idem pour le « château du Mont Barre ».
En gaulois, "Barros" = tête.
Ceux qui pensent que Nostradamus est l'auteur des Centuries sont dans l'imagination pure.
A propos de la visite du pape, on note :
- Les traits reliant les 3 villes = 1800 km.
- 18 ans après la dernière visite d'un pape à Paris.
- 18 mois après l'élection de Léon 14.
- 18 = 6 + 6 + 6.
- 2019, sur BFMTV : La première alarme incendie lors de l'incendie de la cathédrale ND s'enclencha à 18h18.
- Lourdes est à 666 km de Paris
- La cathédrale de Metz est orientée vers le nord-est de sorte que, du ciel, le trait partant de sa toiture descend vers Tarbes puis la basilique de Lourdes qui est en hommage au démon ("Aquero" = cela ?!) apparu à la petite Bernadette Soubirous (il y a 168 ans) pour jouer & se faire passer pour une vierge.